ISKOI: KO: Epistemologie, approches theoriques ...: CfP

Michele Hudon isko at cilea.it
Mon Jul 11 16:53:27 CEST 2011


APPEL D'ARTICLES

ÉTUDES DE COMMUNICATION
Numéro 39, Décembre 2012

ORGANISATION DES CONNAISSANCES :
ÉPISTÉMOLOGIE, APPROCHES THÉORIQUES ET MÉTHODOLOGIQUES

Numéro coordonné par

Michèle Hudon, Ph.D., Professeure agrégée, EBSI, Université de Montréal,
Canada
Widad Mustafa El Hadi, Professeur, UFR IDIST, labo. GERiiCO, Université de
Lille 3


-- Thème

L'organisation des connaissances est un champ d'activités, d'étude et de
recherche, peut-être même une discipline, qui occupe une partie seulement du
vaste territoire couvert par les sciences de l'information. Tennis le décrit
très généralement comme ce domaine d'étude et de pratique qui s'intéresse à
la conception, à l'examen et à la critique des processus d'organisation et
de représentation de documents que la société juge utile de préserver . Très
fortement lié à la tradition bibliothéconomique d'indexation et de
classification des contenus documentaires, le domaine de l'organisation des
connaissances fut investi d'abord par les bibliothécaires, documentalistes,
archivistes et autres professionnels de la représentation et du repérage des
documents. Graduellement, il a élargi ses frontières conceptuelles en
accueillant les spécialistes d'autres disciplines (linguistes,
terminologues, informaticiens et sociologues notamment) pour faire face aux
nouvelles réalités du traitement et de la diffusion de l'information
transmise par les documents, quel que soit le support matériel. Ceux qui se
disent spécialistes de l'organisation des connaissances proviennent d'une
étonnante diversité de milieux, se réclament d'une variété de traditions et
se consacrent à l'étude d'un large éventail de thématiques.

Lors des colloques internationaux et nationaux qui portent sur
l'organisation des connaissances généralement, ou sur l'un ou l'autre de ses
aspects, une telle diversité enrichit les échanges. Mais elle laisse aussi
une forte impression de dispersion et crée, au sein même des rangs
modestement peuplés des professionnels et des chercheurs dans le domaine,
des sous-groupes d'intérêt divergents qui, à moyen terme, verront
s'amenuiser l'impact de leur action dans les systèmes d'information
contemporains.

L'absence d'une description concrète et fonctionnelle de ce qui est du
ressort de l'organisation des connaissances et de ce qui ne l'est pas est
l'une des causes principales de la transformation d'un champ d'action
originalement bien délimité en un domaine refuge auquel tous pensent pouvoir
se rattacher. De plus, les relations existant entre champs d'activités et de
recherche voisins mais à visées différentes, l'organisation des
connaissances et la gestion des connaissances par exemple, semblent de plus
en plus embrouillées.

Une réflexion s'impose sur les véritables fondements théoriques et
pragmatiques de l'organisation des connaissances. Les principes qui ont
servi jusqu'ici d'ancrage à nos activités, le contrôle du vocabulaire, la
règle de spécificité, la caution bibliographique et l'organisation logique
du général au spécifique ne suffisent plus pour gérer la complexité
grandissante de l'univers du savoir ainsi que la diversification des besoins
et des comportements informationnels.
Cette réflexion est essentielle à la transformation des modèles et
structures existants conçus par et pour des analystes et des usagers humains
en structures exploitables par des engins de recherche. Elle se traduit en
un ensemble de questions que l'on peut catégoriser selon qu'elles se
rattachent aux dimensions épistémologique, théorique ou méthodologique de
l'organisation des connaissances. La liste de questions proposées ici doit
être considérée comme un échantillon seulement des orientations possibles et
des thématiques à traiter.

Dimension épistémologique
-- Peut-on circonscrire l'univers des connaissances à représenter et à
organiser ?
-- Comment définir et distinguer connaissance, information et document,
trois entités à représenter et à organiser ?
-- Peut-on réconcilier les visions positiviste (connaissance naturellement
structurée) et pragmatique (connaissance structurée en fonction des besoins
et des intérêts) ?
-- Peut-on réconcilier l'organisation du savoir telle que proposée par les
philosophes, les anthropologues, etc. et l'organisation des connaissances
telle qu'elle se pratique dans les milieux documentaires ?

Dimension théorique
-- Quelles pistes théoriques emprunter pour circonscrire le champ couvert
par l'organisation des connaissances ?
-- Y a-t-il nécessité d'une théorie unifiée de l'organisation des
connaissances ?
-- Existe-t-il une ou plusieurs théories unifiées de l'organisation des
connaissances ?
-- L'organisation des connaissances se base-t-elle plutôt sur un ensemble
disparate d'éléments théoriques empruntés à d'autres disciplines ?
-- Pourquoi l'identification et la compréhension des fondements théoriques
de l'organisation des connaissances, unifiés ou non, sont-elles essentielles
?
-- La normalisation de la terminologie de l'organisation des connaissances
est-elle essentielle ?
-- Sur quelles bases théoriques peut-on comparer divers modèles et
structures d'organisation des connaissances (disciplinaire, phénomène ou
objet, taxinomique, mono-hiérarchique, multidimensionnel (facettes),
horizontal (folksonomies, mots-clés, etc.) ?
-- Par quoi remplacer le modèle traditionnel d'organisation à base
disciplinaire ? Et pourquoi ?

Dimension méthodologique
-- Quelles méthodes privilégier en recherche fondamentale ou appliquée
portant sur l'un ou l'autre aspect de l'organisation des connaissances ?
-- Quelles méthodes, fondées sur un cadre théorique légitime, peuvent être
appliquées à la conception de systèmes d'organisation des connaissances, à
leur mise à jour et à leur exploitation ?
-- Quelles méthodes privilégier pour l'évaluation des approches théoriques
et méthodologiques en recherche ?
-- Quelles méthodes privilégier pour l'évaluation des systèmes
d'organisation des connaissances ?
-- Comment prendre en compte les aspects culturels et éthiques de
l'organisation des connaissances ?
-- Comment assurer la qualité des outils et produits de l'organisation des
connaissances ?

Les coordonnatrices de ce numéro thématique invitent les auteurs à soumettre
leurs propositions d'articles sous la forme d'un résumé de 1 000 à 1 500
mots avant le 15 septembre 2011 à <michele.hudon at umontreal.ca>. Les
propositions et les articles peuvent être soumis en français ou en anglais.

-- Comité scientifique
Clément Arsenault, EBSI, Université de Montréal (Canada)
D. Grant Campbell, University of Western Ontario (Canada)
Stéphane Chaudiron, GERIICO, Université de Lille 3 (France)
Viviane Couzinet, LRASS, Université de Toulouse (France)
Claudio Gnoli, University of Pavia (Italie)
Rebecca Green, OCLC (États-Unis)
Michel Gorin, Haute École de Gestion de Genève (Suisse)
Michèle Hudon, EBSI, Université de Montréal (Canada)
Geneviève Lallich-Boidin, ELICO, Université Claude Bernard, Lyon 1 (France)
Ia Mcllwaine, University College London (Royaume-Uni)
Elaine Ménard, SIS, McGill University (Canada)
Heather Moulaison, SISLT, University of Missouri (États-Unis)
Jean-Paul Metzger, ENSSSIB (France)
Widad Mustafa El Hadi, GERIICO, Université Lille 3 (France)
Fabrice Papy, Université Nancy 2 (France)
Seth Van Hooland, Université Libre de Bruxelles (Belgique)

-- Échéancier
Soumission des propositions :        15 septembre 2011
Avis d'acceptation :            15 novembre 2011
Version préliminaire des articles :    15 mars 2012
Version définitive des articles :        15 mai 2012

Pour plus d'information sur Études de communication, consulter le site de la
revue à l'adresse : http://edc.revues.org/
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